Les
champs de lavande émaillent les paysages luberonnais
quils
colorent au début de lété de stries
bleu-mauve. La lavande sauvage fut utilisée dès
le Moyen Âge pour la composition de parfums et celle
de médicaments. Au milieu du XIXe siècle, la
récolte va peu à peu sorganiser pour créer
une très importante activité économique
dans les années 1920. Aujourdhui, les utilisations
industrielles multiples (parfums, cosmétiques, pharmacopée,
savons et détergents...) permettent lexportation
de 90 % de la production globale dessence.
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Lavande
et lavandin
La lavande fine sépanouit entre 600 et 1600 m daltitude.
Mieux adaptée à la chaleur, la lavande aspic pousse
au-dessous de 600 m, sur les versants sud. Le lavandin, hybride
de ces deux espèces, est le plus cultivé (de 800
à 1 000 t dessence par an), car sa fleur est plus
développée, plus productive en huile essentielle.
Son essence, en revanche, est de moins bonne qualité
olfactive. |
La
cueillette
Elle
a lieu lété pendant les fortes chaleurs,
favorisant la montée de lessence dans les cellules
et glandes sécrétrices de la fleur. Effectuée
à la faucille jusque dans les années 1970, la
récolte est maintenant fortement mécanisée.
Les
techniques de distillation
La première était la distillation à feu
nu : leau était mélangée aux fleurs
dans un vase. Puis, la distillation à vapeur sest
imposée. Depuis 1990, pour améliorer la productivité
de la récolte (de lavandin surtout), sest développée
la technique de distillation «en vert broyé».
Sitôt cueilli, le végétal est haché
au fur et à mesure dans une benne qui sera directement
montée sur la chaudière.
Le processus traditionnel de la distillation en
alambic à vapeur
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