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Le terme de «vaudois» est appliqué aux disciples de Vaudès, ou Valdès. Ce riche marchand lyonnais décide vers 1170 de se faire pauvre et de prêcher l’évangile traduit en langage populaire, en l’appliquant à la lettre. Refusant le serment, le mensonge, la peine de mort et la richesse, les vaudois sont déclarés hérétiques en 1214, pour leur négation du purgatoire. Dès lors, pourchassés et clandestins, ils se dispersent en Europe. En France, ils se fixent en Dauphiné et dans le Luberon. Ralliés à la Réforme en 1532, après la rupture de Luther avec Rome, ils subiront les pires persécutions.

Village à présence vaudoise
Village massacré en 1545
Village non vaudois

Les écritures en français
Les prédicateurs vaudois itinérants utilisaient la bible traduite en langue d’oc. Ils imprimèrent en 1535 la première bible en français à partir du grec et de l’hébreu.

Le Luberon vaudois
Les vaudois se réfugient, surtout entre 1490 et 1520, dans une quarantaine de localités du Luberon, dans cette basse Provence dépeuplée qui réclame des bras. Ils subissent de nombreuses persécutions. Celle du baron d’Oppède, en avril 1545, est sanglante : 9 villages incendiés, 18 localités pillées, 3 000 morts et plus de 660 hommes envoyés aux galères. Le procès de cette expédition s’ouvre en 1551. Aucun des accusés n’est condamné.

Vue de Cabrières-d’Avignon au XVIe siècle
Cabrières-d’Avignon fut la dernière place forte prise par les armées royales et pontificales, le 19 avril 1545.